Focus – Camille de Buhren

Camille de Buhren

Adepte du noir et blanc, qui selon elle apporte plus de profondeur aux photographies dans laquelle l’imagination de chacun peut se glisser, Camille de Buhren raconte des histoires à travers ses images, guidée par la passion de la photographie et des personnes. 

Authentique 

Avant de devenir photographe indépendante, Camille de Buhren a étudié la publicité, elle a vite quitté ce milieu où elle ne se reconnaissait pas. Et pour cause, c’est l’authenticité qui contient toute l’essence de son travail, elle souhaite nous faire partager des moments naturels et particuliers, sans mise en scène. Animée par le photoreportage et l’envie d’aller à la rencontre de l’autre, Camille capture avec beaucoup de tendresse ses échanges avec des personnes du monde entier. En 2018 elle remporte le prix du jury des Ateliers de Meudon. 

Engagée 

Camille de Buhren est poussée par son désir de faire bouger les lignes et l’amour qu’elle porte aux autres, c’est pourquoi elle utilise son appareil au service des causes qui lui sont chères. Féminisme, écologie, égalité… donnent du sens à ses clichés qui sont aussi rythmés par ses voyages. Camille se lance notamment dans un vaste projet de reportage en direction du Mexique jusqu’en Argentine sans avion ! Ce projet devait illustrer et répertorier les initiatives écotouristiques en Amérique Centrale et Latine, occasion de montrer qu’il était possible et accessible de voyager différemment. 

C’est d’ailleurs grâce à des photos prises à l’étranger que va naître son Projet B, qui sera présenté lors de notre exposition. Camille fait le portrait des femmes de la Sierra Nevada, capture leur moment de vie et souhaite partager son travail sur Instagram. Cependant elle se retrouve dans l’impossibilité de le faire puisque son compte se voit automatiquement supprimé pour pornographie. En effet, ces femmes vivent dévêtues mais il semblerait qu’Instagram soit le seul à poser sur elles un regard sexualisant. Depuis cet événement, Camille combat la censure et la sexualisation des poitrines féminines avec passion. 

Quels que soient les sujets que Camille choisit, elle voit dans sa photographie une mission salvatrice. 

La photo qui soigne 

Camille de Buhren a toujours été curieuse, c’est d’ailleurs ce trait de caractère qui l’a poussé à emprunter l’appareil photo de sa mère en cachette, quand elle n’était qu’une enfant. Elle notait tous les détails, tout ce qui pouvait attirer son attention, chaque réglage était répertorié. On retrouve aujourd’hui cette minutie dans son travail, notamment avec son approche à la lumière. 

L’art de photographier semble être pour cette jeune femme, une sorte de guérison des maux contemporains. Sa série de photos Vagues à l’âme, est prise après une période complexe de sa vie où les jeux des enfants à côté de l’immensité de la mer la rendent nostalgique et lui renvoient à un étrange reflet d’elle-même. Les manifestations, les seins des femmes, les yeux des marocains, les disparités propres à chaque visage  … nous soignent dès qu’on les regarde. 

Clémence Breux

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :